Dominique Guillemant

Dominique Guillemant

Collaboratore esperto linguistico a contratto
  • E-mail dominique.guillemant@unimc.it
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Article paru dans la rubrique Chtis d'ailleurs du quotidien La voix du Nord le 26 avril 2015

Par amour de la langue, en Italie

Guillemant.jpgDominique Guillemant, 47 ans, vit avec sa famille à Osimo, dans la province d'Ancône.

Ses origines. «J’ai grandi à Saint-Nicolas-lez-Arras. Après le collège Verlaine, j’ai fréquenté le lycée Gambetta d’Arras, puis je me suis orientée vers des études littéraires à LilleIII où j’ai obtenu une maîtrise en Lettres et civilisation italiennes.»

Pourquoi elle est partie. «J’ai senti la nécessité de passer du temps en Italie pour perfectionner mon italien et je suis partie deux étés comme jeune fille au pair dans la région des Marches, sur la mer Adriatique. La région m’ayant plu, j’ai demandé un poste d’assistante dans une école italienne en qualité de lectrice. Je l’ai obtenu en 1990 à Osimo où j’ai connu mon mari. Après une pause pour me consacrer à mes enfants, j’ai repris mon activité de lectrice. J’ai d’abord enseigné à l’école primaire, au collège et au lycée puis j’ai gagné le concours à l’université de Macerata, concours que je dois passer chaque année pour conserver mon poste, l’Italie n’est pas très facile sur ce point. J’ai enseigné dans plusieurs facultés mais je me concentre aujourd’hui sur la fac de LEA où j’enseigne la grammaire et le français.»

Ce qu’elle fait sur place. «Mon expérience de lectorat m’a conduite à une autre carrière tout autant stimulante comme auteure de matériel didactique pour une maison d’édition. Je suis trois magazines linguistiques VoilàC’est facile et Môme qui permettent d’apprendre la langue et de connaître notre culture. J’ai aussi publié des livres de civilisation française, d’activités pour les vacances et je conçois des jeux de table toujours pour l’apprentissage du français. J’ai publié une vingtaine de livres et traduit une quinzaine d’autres de l’anglais, pour un usage didactique. J’ai aussi des projets éditoriaux en cours. Mon métier me permet de contribuer à diffuser l’amour pour la langue française. Si le français est en perte de vitesse dans les écoles italiennes, il connaît un regain au niveau universitaire, chose qu’il faudrait absolument renforcer pour redonner à notre langue l’importance qu’elle a toujours eue en Italie et dans le monde. Vivre en Italie m’a aussi permis de redécouvrir un aspect important de ma vie: la spiritualité chrétienne, je fais partie de l’ordre franciscain séculier.»

Ses liens avec la région. «Je conserve des liens familiaux.»

Ce qui lui manque. «Les gaufres fourrées, la cassonade, la chicorée.»

Son ch’ti objet fétiche. «Un morceau de charbon que je conserve jalousement, remonté de la mine par mon grand-père maternel.»

Le regard porté sur les Français. «Les Français sont réputés être orgueilleux et chauvinistes mais on en admire le grand sens de l’État.»

Son conseil. «Ne pas vouloir vivre ici, ou où que ce soit, en prétendant imposer son mode de vie et ses habitudes mais vivre comme une autre vie ailleurs, différente mais tout aussi intense.»

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